Présidentielles – analyse sur le scrutin 2007 – Article

Franck Gintrand

Publié le :

  • 7 mai 2020

Trois analyses rédigées en 2006 et 2007

Présidentielles : les indécis depuis 25 ans

LE CHIFFRE • 51% des électeurs ne sont pas encore sûrs de leur vote à l’élection présidentielle (CSA, décembre 2006).

NOTRE ANALYSE • Ce chiffre s’inscrit dans une tendance de fond. Les indécis représentent une part croissante de l’électorat depuis 25 ans. A trois mois du scrutin, ils étaient 30% aux présidentielles de 1981 et de 1988, 40% à celles de 1995, 43% à celles de 2002 et 51% aujourd’hui. C’est dire l’importance de la campagne qui commencera à partir de la désignation officielle du candidat de l’UMP.

Le rôle de la popularité dans l’élection

LE CHIFFRE • Selon un sondage TNS-SOFRES de janvier 2007, la cote de popularité de Ségolène Royal est à 58% et celle de Nicolas Sarkozy à 46%.

ANALYSE • La popularité n’a jamais fait l’élection. Pour rappel, en 2002 les scores de popularité de Jacques Chirac et Lionel Jospin donnaient également une nette avance au candidat socialiste.

Les marges d’erreur des sondages

LE CHIFFRE • Deux sondages, réalisés par IPSOS et par LH2 au même moment (26 et 27 janvier) sur un échantillon du même type, donnent l’avantage à Nicolas Sarkozy. Mais les deux sondages diffèrent sur l’écart entre le candidat de l’UMP et Ségolène Royal. Au premier tour, cet écart est de 9 points pour ISPOS et seulement de 2 points pour LH2. L’écart se retrouve au deuxième tour : il serait ainsi de 8 points pour IPSOS et de 2 points pour LH2.

ANALYSE • Compte tenu des marges d’erreur qui sont de l’ordre de 3%, tous les sondages doivent être maniés avec précaution, a fortiori quand il s’agit de prévisions. Un sondage est avant tout un miroir de l’opinion, même si c’est un miroir approximatif. Mais en aucun cas ce n’est une boule de cristal. C’est sans doute pour cette raison que certains instituts font désormais figurer un avertissement sur toutes leurs enquêtes. A titre d’exemple, LH2 avertit que « les résultats présentés dans le cadre de cette étude révèlent un rapport de forces politique aux dates de réalisation de l’étude, et pas un pronostic électoral. »

Les divergences de fond entre les sympathisants centristes et UMP

LE CHIFFRE • Contrairement aux sympathisants UMP, les sympathisants UDF ne considèrent pas comme des priorités la suppression des droits de succession, la condamnation des mineurs délinquants à une peine de prison ou encore la poursuite de la baisse des impôts sur le revenu. Sur ces trois sujets, l’écart moyen est de 15% entre les sympathisants des deux partis (IFOP, novembre 2006).

NOTRE ANALYSE • Les sympathisants UDF ont des attentes et des convictions très différentes des sympathisants UMP, ce qui n’est pas sans soulever la question du report des voix au deuxième tour.

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