Commerces par secteur

Franck Gintrand

Publié le :

  • 23 décembre 2018

En 1960, les ménages consacrent  34,6 % de leur dépense de consommation à leur alimentation. L’alimentation constituait le principal poste de dépense des ménages. En 2014, celle-ci ne représente plus que 20,4 %. Même si la consommation alimentaire progresse en volume par habitant, de 1,1 % par an en moyenne, elle progresse deux fois moins rapidement que l’ensemble de la dépense de consommation de 1960 à 2014.

Les ménages ont profondément modifié leur panier alimentaire depuis les années 1960 : la part des trois principales dépenses  (viande, fruits et légumes, alcools) recule régulièrement. La part de la viande diminue depuis les années 1980 et n’atteint plus que 20 % en 2014, contre 26 % à son apogée en 1967. Il en va de même pour les boissons alcoolisées, les fruits et légume, le « pain et céréales ».

Après avoir pris de l’ampleur entre 1960 et 1990 sous l’effet des hausses de prix, la part de la consommation en œufs et laitages, ainsi qu’en poisson, stagne depuis les années 1990.

À l’inverse, certaines dépenses prennent de plus en plus de place au sein du panier alimentaire : c’est le cas des plats préparés, des produits sucrés (sucre, confiserie, chocolat, confitures…) et des boissons non alcoolisées.

Les évolutions de prix influencent la composition du panier alimentaire. par exemple, les volumes consommés de lait, de yaourts et de viande de bœuf ou de mouton sont très sensibles aux variations respectives de leurs prix. Pour d’autres produits, comme les pâtes alimentaires ou le pain, l’impact des hausses de prix est plus limité. Ce sont en effet des produits plus difficilement substituables.

Depuis 1960, la consommation de plats préparés s’accroît de 4,4 % par an en volume par habitant (contre + 1,2 % pour l’ensemble de la consommation alimentaire à domicile).

Après 2007, la part de l’alimentation dans l’ensemble des dépenses de consommation repart à la hausse : après avoir atteint un point historiquement bas en 2007 à 19,4 %, elle remonte à 20,4 % en 2013, avant de s’infléchir très légèrement en 2014. Cette hausse interrompt ainsi une tendance baissière à l’œuvre depuis le début des années 1960. Ce retournement est dû à la conjonction de deux facteurs. Le ralentissement du pouvoir d’achat depuis 2008 affecte peu les achats alimentaires en volume alors que les autres dépenses de consommation freinent fortement. Par ailleurs, les prix de l’alimentation sont nettement plus soutenus que ceux du reste de la consommation.

Avoir un faible niveau de vie conduit à affecter une part plus élevée de son budget à l’alimentation à domicile. pour les ménages peu aisés, le panier comporte davantage de pain et céréales, mais moins de poisson, de boissons alcoolisées, de fruits, et légèrement moins de viande.

ALIMENTAIRE

1950 : 548 dont 396 soit + de 70% Pain et pomme de terre

1996 : 594 dont 396 soit 66% Légumes, fruits, viandes, pomme de terre et pain

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/conso.pdf

https://www.inserm.fr/sites/default/files/2017-11/Inserm_RapportThematique_PolitiqueNutritionnelleSantePublique_2000.pdf

https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/Analyses/2018-06-filiere-artisanale-charcuterie-traiteur.pdf

https://www.atlantico.fr/decryptage/3555378/les-dangers-sanitaires-alimentation-grande-distribution-industrie-agroalimentaire-malbouffe-cancer-perico-legasse-serge-papin

LE COMMERCE DE DETAIL

Les grandes surfaces captent une part de plus en plus grande de la demande qui s’adressait auparavant aux petits magasins. Avec l’arrivée des supérettes (dont certaines sont des maxidiscomptes), le petit commerce n’a même plus le monopole de la proximité. Les pâtisseries, les boulangeries, les charcuteries, les boucheries, les poissonneries, les crémeries et les épiceries sont moins nombreuses sur le territoire français en 2003 qu’en 1993.

L’action des pouvoirs publics n’a visiblement pas suffi pour enrayer ce mouvement. En ce qui concerne le commerce non alimentaire, on assiste à de larges mouvements de concentration. Certaines petites boutiques spécialisées ne peuvent rivaliser face à l’offre de la grande distribution et sont en partie remplacées par des magasins de taille plus grande. Ainsi, de nombreuses quincailleries disparaissent, laissant leur place aux grandes surfaces de bricolage. Dans des secteurs où la demande est dynamique comme ceux des articles médicaux ou de l’optique, le petit commerce se porte bien. Néanmoins, on peut se demander ce qu’il en aurait été de même si ces secteurs avaient été moins protégés (les petites parfumeries, par exemple, ne profitent guère de l’augmentation de la consommation de parfum). En outre, pour compléter notre étude, il nous faudrait pouvoir étudier l’évolution de nouveaux petits commerces tels que les boutiques de téléphonie mobile, ce que nous ne permet pas encore la nomenclature de l’INSEE.

Boulangerie

Avec environ 32 000 entreprises (environ 35 000 établissements, 1 boulangerie pour 1800 habitants), la boulangerie-pâtisserie se classe au premier rang des entreprises du commerce de détail alimentaire.

1970>45 460, 1975>41 210, 1980>39 000, 1985> >37 800, 1990>36 500, 1995>37 000, 1998>33 900 Auj > 32000

La concurrence des rayons boulangeries et pâtisseries de la moyenne et grande distribution ainsi que la baisse de la consommation de pain, a entraîné une forte réduction du nombre des boulangeries et boulangeries-pâtisseries artisanales : elles étaient 54.000 en 1960, 38.700 en 1981 et 34.500 en 1997. Une partie des ménages profiterait de leurs courses faites en hypermarchés, supermarchés ou supérettes pour y acheter aussi pains et pâtisseries.

Malgré l’accroissement de la consommation d’autres produits céréaliers (qui a doublé au cours des 50 dernières années), la consommation de pain ne vient pas compenser la diminution de céréales. Au cours des toutes dernières années, la diminution du nombre de boulangeries semble ralentir.

La baisse de la consommation est contrebalancée par la hausse de consommation de sandwichs. La part du pain consommé en sandwich a ainsi évolué de 6,4% à 7,9% chez les adultes entre 2007 et 2010. La tendance est encore plus forte chez les jeunes générations, notamment les adolescents (+4,5 %).

L’expansion du commerce non artisanal de pain, pâtisserie et confiserie a été sensiblement freinée à partir de 1996. Mais cette stagnation ne semble avoir profité ni aux boulangeries artisanales ni aux pâtisseries artisanales. En effet, ces deux types de commerces continuent à perdre des établissements au même rythme annuel (- 0,7% pour les boulangeries, -4% pour les pâtisseries).

EVOLUTION DE LA CONSOMMATION DE PAIN:

En gramme par habitant et par jour:
1900>900, 1920>630, 1950>325, 1960>225, 1970>200, 1980>175, 1990>1601995>160, 2000>153, 2006>160 Auj > 129g

Boucherie, charcuterie, poissonnerie

Le commerce de poissons, crustacés et mollusques qui comprenait 4 786 établissements en 1993 n’en compte plus que 3284 en 2003 (-31% sur 10 ans) et 2975 en 2016. Après avoir connu le creux de la vague en 2013, le nombre d’établissements est de nouveau en légère augmentation depuis 2011.

La position traditionnellement forte des poissonneries dans les régions surconsommatrices s’érode (Paris, Ouest, Sud-Est). Les poissonneries restent toujours faibles dans les régions non-littorales (hors Paris). Toutes régions confondues, la diminution de la part de marché de la poissonnerie ne se fait pas au profit de la GD (qui diminue également), mais au profit des circuits autres : Hard Discount, drive, vente en ligne, vente directe.

 

 

26 270 établissements en 1993 contre 20 716 en 2003 : le commerce de viande et de produits à base de viande enregistre une baisse de son nombre d’établissements de 21%. IL serait 18000 aujourd’hui. Les charcuteries artisanales enregistrent la chute la plus importante sur cette période (-43%) passant de 14 556 établissements en 1993 à 8 321 en 2003.

Il faut dire que la consommation de viande en France baisse depuis la fin des années 1990, sauf celle de volaille. Si les Français consomment aujourd’hui moins de viande qu’il y a vingt ans, « c’est d’abord à cause de la hausse de son prix », explique Pierre Sans. Et pour cause, les tarifs des produits carnés, en particulier ceux issus des espèces bovines (bœufs, vaches) et ovines (moutons, agneaux), ont considérablement augmenté depuis les années 1990, comme l’indiquait le rapport de France AgriMer en 2015. Deuxième raison de la moindre consommation : le fait que les consommateurs citoyens sont devenus de plus en plus soucieux de leur planète et du bien être animal. Enfin, le lien, établi en 2015 par le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre la consommation abusive de viande rouge et certains cancers « a probablement conduit le consommateur à prendre conscience de l’impact de son alimentation sur sa santé », rajoute Pierre Sans. La volaille résiste mieux grâce à la montée en puissance de la viande transformée car la volaille est la viande qui se prête le mieux à la confection de ces aliments prêts à être consommés sur le pouce, comme les sandwichs ou les plats mijotés par exemple. Alors que les pièces de mouton ou de d’agneau ne se prêtent pas du tout à ce genre de cuisine. »

Non seulement les supermarchés, hypermarchés et parfois même supérettes possèdent des rayons poissonneries, charcuteries et boucheries qui concurrencent directement ces petits commerces mais en plus ces grandes surfaces proposent ces produits substituts adoptés par les ménages pour leur prix ou leur temps de préparation limité.

https://www.persee.fr/doc/ecoru_0013-0559_1970_num_85_1_4259

Petit commerce alimentaire généraliste

Le nombre de commerces d’alimentation générale est en forte baisse depuis 1993 : il est passé de 42 281 en 1993 à 25 497 en 2003. Un rapide calcul montre que pour une supérette créée 18 magasins d’alimentation générale disparaissent. Néanmoins, il faut surtout prendre en compte le poids des habitudes prises par les consommateurs qui préfèrent, de par le choix offert et les prix proposés, faire une grande partie de leur achat en grande surface et non dans des petites épiceries de quartier. Il reste notamment à ces dernières la fonction de « dépannage » du consommateur. Or, c’est sur cet atout, la proximité, que les supérettes concurrencent les épiceries. Ainsi, les supérettes ne font qu’accentuer le recul des commerces d’alimentation générale.

https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/4p-DGE/2016-04-4p54-Commerces-en-centre-ville.pdf

Petit commerce alimentaire spécialisé et Buraliste

En 2003, on dénombrait 6 275 commerces de fruits et légumes, 5 787 commerces de boisson, 4 659 commerces de tabac, 1 496 commerces de produits laitiers et 7 015 commerces de détail alimentaire spécialisé divers. Sur la période 1993-2003, seul le nombre de commerces de boissons a augmenté (+16% en 10 ans).

Le secteur des fruits et légumes et celui des produits laitiers ont respectivement perdu 23 et 39% de leurs établissements. Sur la période étudiée, la consommation de fruits et légumes est en augmentation (+6% pour les légumes frais, +11% pour les fruits). Ce n’est donc pas celle-ci qui explique la baisse du nombre de magasins de fruits et légumes mais plutôt la concurrence faite par les rayons fruits et légumes des grandes surfaces. Cette concurrence se fait aussi par une offre de produits substituts tels que les conserves de légumes ou de fruits. En outre, les supérettes concurrencent directement les magasins de fruits et légumes au centre des villes en proposant elles aussi un service de proximité.

Comme pour les fruits et légumes, la consommation des produits laitiers est en augmentation : +7% pour le lait et les crèmes de lait, +11% pour les fromages et surtout +28% pour les yaourts et desserts lactés. Or, ces derniers s’achètent principalement dans la grande distribution et non dans des commerces de détail de produits laitiers. Néanmoins, ces chiffres montrent que ce n’est pas une baisse de la consommation qui explique la disparition de crémeries mais les habitudes prises par les consommateurs qui achètent le plus souvent leurs produits laitiers en grande surface.

Le commerce de boisson est en hausse, en particulier depuis 1998. Pourtant, la consommation de boissons alcoolisées telles que les vins ou le champagne apparaît presque comme stagnante. Il semblerait en fait que les consommateurs choisissent ce type de boutique spécialisée afin d’obtenir l’information et les conseils qu’ils ne pensent pas trouver dans une grande surface.

En 1970, on comptera 48 892 bureaux de tabac, puis 36 431 bureaux en 1992. Aujourd’hui, on dénombre environ 28 000 buralistes en France.

NON ALIMENTAIRE

Bricolage

En 2003, on dénombrait en France 8 583 quincailleries, 3 458 magasins de bricolage et 1 688 magasins de revêtement de sol et de murs. En dix ans, le nombre de quincailleries a considérablement diminué (-32%) et ce au profit des magasins de bricolage qui de 1993 à 2003 n’ont cessé de se multiplier. Rappelons que, selon la nomenclature de l’INSEE, les quincailleries et les grandes surfaces de bricolage (GSB) sont différenciées par leur surface de vente (moins de 400 m² pour les quincailleries).

Magasins succursalistes

Ces magasins présentent une surface minimale de 400 m², dont l’activité se caractérise par la vente au détail en libre-service assisté d’articles de bricolage, et possédant dans leurs points de vente, au minimum et obligatoirement, les six rayons suivants : bois et découpe, outillage, quincaillerie, électricité, peinture et décoration.

Chiffres-clés 2013

  • 1436 entreprises et 2 196 points de vente.
  • 70 514 salariés.
  • 75 % d’employés, 4 % d’agents de maîtrise et 11 % de cadres.
  • 44 % de femmes et 95 % des salariés en CDI.
  • Près de 9 salariés sur 10 à temps complet.
  • Age moyen : 38,5 ans.
  • La moitié des magasins de bricolage est concentrée dans sept régions principales : Rhône-Alpes, Ile-de-France, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Bretagne, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Tendance en 2013

En croissance régulière depuis plus de dix ans, le marché du bricolage représente aujourd’hui le premier secteur d’équipement des ménages.

Chaussure

Succursalistes de la chaussure

Chiffres-clés 2013

  • 60 enseignes et 4000 magasins.
  • 20 000 salariés.
  • 79 % d’employés, 4 % d’agents de maîtrise et 17 % de cadres.
  • 85 % de femmes et 84 % des salariés en CDI.
  • 10,5 ans d’ancienneté moyenne dans l’entreprise.
  • Age moyen : 34 ans.

Concentration des effectifs salariés dans les grandes entreprises

Deux grands groupes concentrent une part importante du chiffre d’affaires de la branche : Vivarte (quinze enseignes dont La Halle aux chaussures, Chaussland, San Marina, Minelli, André, Beryl, Besson) et Eram (dix enseignes dont Gémo, Eram, Texto, France Arno, Bocage). 
21 % des entreprises ont 200 salariés et plus et emploient 76 % des effectifs salariés.

Le marché de la chaussure

Cinq opérateurs sont présents sur le marché de la chaussure : les grandes surfaces spécialisées succursalistes, les détaillants indépendants, les magasins de sport, les boutiques succursalistes et les autres circuits de distribution (la grande distribution, le prêt-à-porter) et notamment la vente en ligne qui est en pleine expansion. Le poids d’Internet est estimé à 9,5 % dans les ventes de chaussures en 2014.

Meubles

En 2003, on dénombrait 11 291 magasins de meubles soit -9% en dix ans. Il faut dire que les achats de meubles ont stagné de 1993 à 1997, augmenté de 1998 à 2000 et de nouveau diminué en 2002. Le meuble de cuisine se porte globalement bien. Il est difficile de dire si le petit commerce de meubles est victime ou non de l’essor de la grande distribution. On ne constate aucun phénomène de concentration et les magasins de meubles semblent devoir surtout faire face au faible dynamisme de la demande dans ce secteur.

Le nombre de magasins d’électroménager et radiotélévision ne cesse de diminuer, les achats d’appareils électroménagers et d’appareils de réception, enregistrement, reproduction sont en forte croissance. Cela s’explique aisément : les consommateurs, attirés par les prix et le choix proposé, effectuent de plus en plus ce type d’achat dans les grandes surfaces généralistes.

Pharmacies, magasins d’articles médicaux et parfumeries

En 2003, on dénombrait 23 753 pharmacies et 2 484 magasins d’articles médicaux et orthopédiques. Ces deux types de commerce connaissent une augmentation du nombre de leurs établissements. Cette augmentation est faible dans le cas des pharmacies (+2% en dix ans) mais extrêmement forte dans le cas des magasins d’articles médicaux (+132%) Inversement, le nombre de magasins de parfumerie et de produits de beauté passe de 7195 en 1993 à 6 385 en 2003.

La consommation en parfums et produits pour la toilette ne peut expliquer la diminution du nombre de parfumeries. La consommation de ces produits connaît une croissance réelle (+18% sur la période étudiée) alors que le nombre de parfumeries diminue de 11% entre 1993 et 2003. Cette évolution paradoxale s’explique sans doute par la captation d’une partie de ce marché par la grande distribution mais probablement aussi par la montée, significative dans ce secteur, des réseaux de franchise qui peut entraîner une disparition des parfumeries les plus petites.

Habillement

L’orientation à la baisse ne peut être expliquée par une variation de la quantité des biens consommés. En effet, la consommation de vêtements, dessus ou dessous, est relativement stable tandis que celle de chaussures, d’articles de voyages et maroquinerie, et des autres vêtements et accessoires est en légère hausse.

la diminution du nombre de magasins de ce type s’expliquerait d’une part par un accroissement de la concurrence et d’autre part par la tendance du secteur à se concentrer. Les magasins de vêtements et chaussures doivent en effet faire face à la concurrence de la grande distribution qui propose de nombreux articles à bas prix mais aussi à l’offre élargie des magasins de sport. Pour défendre leur part de marché, les magasins d’équipement de la personne ont donc été contraints à se concentrer.

Dans l’habillement, le nombre de petites boutiques (moins de 4 salariés) n’a cessé de diminuer depuis 1993. Inversement, les magasins ayant entre 4 et 9 salariés et ceux ayant plus de 9 salariés sont plus nombreux: respectivement +32% et +84% entre 1993 et 2003. Cette concentration du secteur se ressent dans la répartition du nombre d’établissements en fonction de nombre de salariés. Même si les petites boutiques restent encore majoritaires, elles ne représentent plus que 78% des établissements (contre 87% en 1993)

Dans le secteur de la chaussure, l’évolution est différente car la diminution du nombre de petites boutiques (-26%) ne profite ni aux établissements de taille moyenne (entre 4 et 9 salariés) dont le nombre stagne ni aux établissements de taille plus grande dont le nombre diminue de 6%.

Succursalistes de l’habillement

Chiffres-clés 2013

  • 22 000 points de vente.
  • 119 700 salariés.
  • Age moyen : 33,6 ans.
  • Une ancienneté élevée compte tenu de l’âge moyen des salariés : 7 ans.
  • 73 % d’employés, 15 % d’agents de maîtrise et 12 % de cadres.
  • 88% des salariés en CDI.
  • 80 % de femmes.
  • Près de six salariés sur dix travaillent dans une entreprise/groupe de 1 000 salariés et plus.

Un marché dynamique et mondialisé

Si les commerçants multimarques dominent ce marché en nombre, ce sont des géants succursalistes, à l’instar du suédois H&M, de l’espagnol Zara ou de l’irlandais Primark, qui mènent le jeu.Avec 40 % de part de marché, les enseignes succursalistes devancent largement les autres acteurs du commerce et de l’habillement tels que les magasins indépendants (16%), les hyper/supermarchés (13%), les grands magasins (8%) et la vente à distance (7%).

Néanmoins, les boutiques physiques de prêt-à-porter sont globalement en difficultédepuis quelques années. Et ce, partout dans le monde. Aux Etats-Unis, la marque californienne American Apparel s’est déclarée en faillite en octobre 2015. En France, le groupe Vivarte se remet d’une période tourmentée en cédant plusieurs de ses marques comme Naf Naf, André, Kookaï, Pataugas, Merkal, et plus récemment Besson. Mais toutes les boutiques, ou presque, connaissent des difficultés. « Cette fois, on touche le fond. Certaines enseignes ne savent plus comment faire pour s’en sortir », déclarait aux Echos le président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH), Bernard Morvan, au sujet des soldes d’été de l’année 2016.

Les achats de vêtements sur le web ont pesé 5 milliards d’euros en 2017 et représentent désormais 16,5 % des dépenses des Français dans l’habillement. Cette proportion était encore inférieure à 5 % il y a dix ans.  Selon l’étude de l’Institut français de la mode publiée en septembre 2016, les réseaux physiques ont toutefois pris la tête des ventes de vêtements on line et représentent 35,5 % des achats sur le web. Les pure players, eux, totalisent 30,9 % du marché en ligne.

Les magasins sont essentiellement situés dans les centres commerciaux et en centre-ville dont ils contribuent à la dynamisation.

 

LOISIRS

Librairies

De 1993 à 2003, le nombre de librairies passe de 24 786 à 21 335, soit une baisse de 14% en dix ans.

Les Français achètent moins de journaux et cette baisse des ventes ne se fait pas au profit des revues et périodiques. Cette baisse pourrait être la cause de la diminution du nombre de librairies. Néanmoins, on peut remarquer que les ventes de livres, après avoir chuté entre 1995 et 1997, sont orientées à la hausse depuis 1998 et que cela ne semble pas avoir eu d’effet sur la création de librairies. On peut donc imaginer que ce sont d’abord les très grandes librairies qui ont profité de ce mouvement et non les petits commerçants. L

Fleuristes

Les fleuristes sont légèrement moins nombreux en 2003 qu’en 1993. On dénombre, en 2003, 17 378 commerces de détail de fleurs contre 17 820 en 1998 et 18 015 en 1993. Entre 1993 et 2002, la consommation de plantes et de fleurs reste pratiquement constante. Les ventes ne déclinent donc pas et la variation du nombre de magasins s’explique par l’évolution de la taille des magasins. A partir de 1997, on constate une diminution du nombre des magasins ayant moins de 4 salariés au profit de magasins ayant un plus grand effectif salarié. Les évolutions sont particulièrement contrastées: -8,5% pour les petits commerces de moins de 4 salariés, +29% pour ceux ayant entre 4 et 9 salariés et +121% pour les grands magasins de plus de 9 salariés.

Horlogerie bijouterie de détail

En dix ans, le nombre de magasins spécialisés dans la bijouterie, la joaillerie, l’orfèvrerie ou l’horlogerie a diminué de 19%. Le nombre de magasins d’horlogerie et de bijouterie diminue, passant de 9 779 en 1993 à 7 918 en 2003 (-19%).Pourtant, à l’exception de l’année 2002, la consommation de ce type de biens est en constante augmentation. fait, seuls les magasins ayant moins de 4 salariés voient leur nombre diminuer (- 33%). Les magasins de taille moyenne ainsi que les grandes bijouteries sont de plus en plus nombreux: +17% pour ceux ayant entre 4 et 9 salariés, +101% pour ceux ayant plus de 9 salariés.

Jouets

La consommation de jeux et jouets est très bien orientée : depuis 1997, elle ne cesse d’augmenter. Le petit commerce n’a pas profité de cette croissance de la consommation.

Optique lunetterie de détail

Les opticiens profitent d’une très forte hausse des achats de lunettes. Le nombre de magasins d’optique et de photographie croît de 12% (8 303 magasins en 1993 contre 9 274 en 2003).

Tendance en 2013

La croissance annuelle du chiffre d’affaires du secteur (+1,2%) ne peut occulter la baisse, pour la quatrième année consécutive, du chiffre d’affaires moyen par magasin.

Sport

La croissance de la consommation d’articles de sport, elle est positive sur la période 1993-2002 mais s’est ralentie à partir de 1998.

Succursalistes d’articles de sport

Chiffres-clés 2013

  • 10 056 entreprises employant 45 272 salariés.
  • 55 % d’employés/ouvriers, 14 % d’agents de maîtrise et 31 % de cadres.
  • 57 % d’hommes ; 74 % de salariés en CDI.
  • 71 % des salariés à temps complet.
  • Age moyen : 32 ans.

AUTRES FORMES DE DISTRIBUTION

Grands magasins et magasins multi-commerces

Cette branche regroupe :

  • « Grands magasins » : magasins de détail à rayons multiples, d’une surface de vente d’au moins
  • 2 500 m² et réalisant moins d’un tiers de leur chiffre d’affaires en produits alimentaires
  • « Magasins Multi-Commerces » : magasins de détail à rayons multiples, d’une surface de vente identique à celle d’un supermarché (entre 400 et 2 499 m²) et réalisant entre un tiers et deux tiers de leur chiffre d’affaires en produits alimentaires.

La branche est constituée de cinq grandes enseignes qui représentent 90% des effectifs salariés :

  • le BHV, le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps pour les grands magasins
  • Monoprix pour les Magasins multi-commerces.

Commerce à distance

Chiffres-clés 2013

  • 2 629 entreprises.
  • 30 262 salariés.
  • 66% de femmes, 55% d’ouvriers/employés, 18% d’agents de maîtrise, 27% de cadres.
  • 84% des salariés en CDI, près de 9 salariés sur 10 à temps complet.
  • Age moyen de 40 ans.

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