En France, la poissonnerie boit la tasse / Slate – 2017

Franck Gintrand

Publié le :

  • 16 novembre 2017

D’année en année, les rangs des poissonneries s’éclaircissent. Serions-nous en passe d’assister à la disparition d’un énième commerce traditionnel?

JACQUES DEMARTHON / AFP

Impossible de savoir quand ce commerce du quartier de Montmartre à Paris a définitivement baissé le rideau. Il est même probable que personne ne se poserait aujourd’hui la question si une mosaïque extérieure et multicolore datant des années 1930 ne montrait un marin revenant au port. L’enseigne intégrée dans la composition générale de la façade le confirme: une poissonnerie a bien existé ici, à l’angle de la rue des Baigneurs et de la rue Ramey. Comme d’autres commerces traditionnels reconvertis en ateliers d’artistes ou boutiques de mode, elle ne doit d’avoir échappé à l’oubli qu’à la valeur artistique de sa façade.

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Toutes les poissonneries n’ont pas cette chance. La plupart sont purement et simplement rayées du paysage sans susciter le moindre émoi. Simple effet d’illusion? Pas vraiment. Une simple recherche sur les Pages jaunes montre à quel point les poissonneries se font rares en France. Seulement 14 répertoriées dans le Haut-Rhin et un peu moins dans le Bas-Rhin! Plus que 5 à Angers, une ville de 151.059 habitants. Trois à Bourges et pas une de plus pour les 233.897 Lillois –non vous ne rêvez pas. À Saint-Etienne, plus de 150 coiffeurs, deux poissonneries.

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