Le procès romain est-il un simulacre de procès ?

Franck Gintrand

Publié le :

  • 11 octobre 2017

Le procès de Jésus est conforme au droit romain. On retrouve les trois acteurs attendus, l’accusateur, l’accusé et le représentant de l’autorité de même qu’un chef d’accusation spécifique, un exposé des accusations par les plaignants en présence de l’accusé et un droit de réponse de l’accusé pour se défendre.

Les «grands prêtres et les anciens du peuple» portent l’accusation : Jésus se prétent roi des Juifs. Ponce Pilate pose la question à Jésus : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Mt 27, 11). L’accusé reste muet. Une fois la condamnation prononcée, le procès s’arrête là. Jésus ayant le statut de pérégrin, il ne peut faire appel, au contraire de Paul, qui en tant que citoyen romain, demandera par deux fois à bénéficier de l’appel à César.

L’accusé, a fortiori quand il est condamné, ne bénéficie d’aucune protection. Le peuple qui assiste à l’application du châtiment et les soldats qui s’en chargent peuvent lui faire subir des souffrances supplémentaires sans que personne s’en émeuve. Les humiliations et les coups font partie de la peine.

Dans ces conditions, force est de constater que, du strict point de vue du droit romain, il n’y a rien à redire au procès de Jesus.

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