Architecture éclectique du XIXe siècle et architecture kitsch

Franck Gintrand

Publié le :

  • 12 septembre 2017

Adepte du faste et de l’ornement comme il se doit pour un art officiel, l’académisme se caractérise par une passion sans limite pour l’histoire. L’antiquité grecque et romaine, cela va de soi. Mais pas seulement. L’histoire de France. L’histoire mythologique aussi et, parce que l’Eglise reste un pouvoir et un commanditaire important, l’histoire biblique.

La liste n’a rien de limitative. En architecture, l’historicisme ressuscite tous les styles et aucune époque n’échappe à la vague néo. On parle ainsi néo-gothique, néo-roman, néo-renaissance, néo-baroque, romano-byzantin… 

L’architecture éclectique, elle, préfère les mélanger pour donner naissance à des créations singulières – et pas forcément très légères – comme l’Opéra de Paris. Certains préfèrent y voir une réalisation néo-baroque. Mais la confusion est permise. Après tout, l’Impératrice Eugénie découvrant le nouvel opéra n’aurait-elle pas demandé à Garnier : « Qu’est-ce que ce style ? Ce n’est pas un style, ce n’est pas du grec, ni du Louis XVI », l’architecte lui répondant : « Ces styles ont fait leur temps. C’est du Napoléon III ».

Franck Gintrand

Quelques grandes oeuvres de l’architecture écclectique

Paris-Gare-de-Lyon (ci-dessus salle des Guichets)

Grand salon de l’Hôtel Hilton (devant la gare Saint-Lazare)

Hotel de la Paiva, Champs-Elysées, Paris (ci-dessus escalier d’honneur)

Hôtel Potocki, Chambre de commerce et d’industrie de Paris

27 avenue de Friedland, Paris

Hotel de Ville de Paris

Opéra de Paris

Ministères des affaires étrangères (ci-dessus salon de l’horloge)

Grand Salon du Louvre

Architecture kitsch

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