Inculpé de Meurtre, Columbo : dialogues extraits

Franck Gintrand

Publié le :

  • 8 septembre 2017

Arrogance du meurtrier

– Mais il y a cet officier de police, Columbo…

– Tu ne le reverras plus.

– Mais pourquoi s’acharne-t-il de cette façon ?

– Parce que la mort de carole lui paraît un peu trop parfaite. Tu comprends c’est ce qui l’agace comme une arrête en travers de la gorge. la méfiance est chez le policier comme une seconde nature

– Tu n’as pas l’air d’être tellement troublé ?

– Et pourquoi le serai-je ? J’ai réponse à toutes les questions qu’il pourrait se poser. Il verra vite qu’il est sur une fausse piste et dirigera ses recherches ailleurs.

(…)

– Lieutenant voulez vous avoir l’amabilité d’aller voir qui a sonné. Je ne désire recevoir personne.

Irritation du meurtrier

– Qu’est ce que vous faites ici ?

– Et bien je m’étais dis que je pourrais ous faire gagner un temps précieux en venant chercher les gants tout seul. J’ai pensé aussi que cela pourrait surement vous épargner le dérangement

– J’espère pour vous que vous êtes en possession d’un mandat ?

– J’ai cru que ce ne serait pas nécessaire docteur. Vous m’aviez donné la permission, souvenez-vous. Mais qu’est-ce que vous faites ici vous ?

(…)

Je crois que l’un et l’autre nous avons perdu assez de temps

(…)

– Lieutenant pendant toute la semaine, vous n’avez pas arrêté de me poser des questions insidieuses et je commence à en avoir plein le dos

(…)

– Ce policier est vraiment un être impossible. Coups de téléphone, jeu des questions et des réponses, il me relance jusqu’à mon cabinet… Ca devient même indécent.

Ironie de Columbo

– On vient d’arrêter le coupable. Un homme qui a avoué spontanément avoir tué votre femme. Faut que j’y aille. Je vous tiendrai au courant. Au revoir… Qui aurait pensé ça il y a seulement une minute ?

Piège tendu par Columbo

– Pourquoi avoir demandé mon avis si vous étiez au courant ?

– Oh mais j’ai seulement voulu savoir ce que pouvait en penser un spécialiste comme vous.

– Inutile d’être psychiatre pour s’apercevoir qu’il mentait

– Ah bon pourquoi ça ?

– Parce qu’il n’y a pas d’initiales sur mes valises

– Oui c’est ce que j’aurai contrôlé si vous aviez fait semblant de croire à l’histoire qu’il avait inventé

– Ca ne m’étonne pas. Et je me demande si vous n’auriez pas provoqué ces faux aveux spontanés

– Pourquoi est-ce que j’aurai fait ça voyons ? Il n’y a aucune raison.

Séduction, flatterie

– Vous êtes bien l’être le plus entêté que je connaisse. Mais sympathique. Oui, irritant mais sympathique. On ne vous a jamais dit que vous étiez cocasse (…) Vous êtes un lutin léger et plein de malice qui s’est fait tapé de la règle sur les doigts et qui, au lieu de se résigner comme n’importe qui d’autre l’aurait fait à sa place, a l’audace de revenir à la charge sous un prétexte quelconque. Je respecte l’audace. Elle m’irrite, c’est vrai, mais je la respecte…

Défi

– Vous savez parfois j’ai eu la nette impression que vous pensez que c’est moi qui l’a tué…

– Vous ? Oh non docteur. C’est impossible vous étiez en voyage.

– Tachez de ne pas l’oublier. Il est vrai que je pouvais engager quelqu’un pour l’assassiner, comme par exemple ce garçon, je l’ai peut être payé pour la tuer…

– Non docteur ça j’en suis certain.

– Et qu’en savez-vous ?

– Je lui ai posé la question.

(..)

– (le meurtrier) doit être trop malin pour nous. Je veux dire par là que nous les flics, on n’est pas tellement gâté de ce côté-là. On a heureusement une chose pour nous: on est du métier, je veux dire le client en question, le meurtrier, il est malin, soit, mais c’est un amateur, il n’a pas la possibilité d’expérimenter ses conceptions, ses méthodes, tandis que chez nous autres, c’est un métier. On pourchasse le crime à longueur d’année. La pratique, docteur, c’est ce qui fait notre force.

– Ca ne vous a pas tellement servi jusqu’ici. Enfin je veux dire que votre expérience ne vous a pas empêché de mettre à côté…

– Expliquez-vous…

– Je n’ai pas tué ma femme.

– Je ne vous ai pas accusé.

– Non, je dois l’avouer. Soupçonné. Soupçonné est le mot qui convient… Mais supposons que je l’ai bel et bien tué. Attention, j’ai dit : supposons. Vous ne seriez pas capable de le prouver. Alors séparons nous bons amis et retournez à vos moutons. Et de mon côté, j’oublierai ce qui c’est passé. Je ne crois pas que j’aurais l’occasion, ni le désir de vous revoir. Alors, excusez moi, on m’attend.

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