Fait du prince

Franck Gintrand

Publié le :

  • 24 août 2017

Définition : « Car tel est mon bon plaisir »… Le fait du prince n’est ni une décision arbitraire ni une décision irrationnelle mais plus simplement une décision sans justification. En un mot, un acte de pouvoir à l’état pur.

Ce qu’il faut savoir. Si le fait du prince bouleverse les usages sans verser dans l’illégalité (a priori), il ne s’attache le plus souvent qu’au choix des hommes (ou des femmes). Ce qui n’est pas négligeable mais s’avère rarement central.

Voir aussi : Arbitraire, Pouvoir.

Citations : « La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences […]. Le fait du prince n’est pas compatible avec la République irréprochable. », Nicolas Sarkozy, 2007 – « Le fait du prince dans les nominations, ce n’est pas la République exemplaire », Bruno Le Maire au sujet du projet de nomination de Stéphane Le Foll à la tête de l’INRA, 2016

Quelques exemples : nomination par le président Nicolas Sarkozy de son  fils, Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l’Etablissement public d’aménagement du quartier d’affaires de La Défense (Epad), nomination par le président François Hollande du très sarkozyste Philippe Parini, nouveau trésorier-payeur général (TPG) de Paris, contre l’avis de Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac, respectivement ministre des Finances et ministre du Budget, nomination par le président Emmanuel Macron de Philippe Besson consul général de France à Los Angeles.

A lire

Le fait du prince. Petits et grands caprices des présidents de la Ve république, Béatrice Houchard, 2017

 

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