Pouvoir d’obstruction

Franck Gintrand

Publié le :

  • 15 mars 2016

Nominations, projets de loi, budgets… A défaut d’avoir l’initiative, le pouvoir peut consister à obstruer pour exister.

Voir aussi : Opposition

Au cours des cinq dernières législatures, la barre des 30 000 amendements a toujours été franchie. Le second mandat de Jacques Chirac (2002-2007) est exceptionnel, avec 248 118 déposés. A lui seul, le projet de loi sur la privatisation de GDF et Suez, datant de 2006, en concentre plus de la moitié (137 665). Excédé, le président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré se fait photographier sur le perchoir, encerclé de piles d’amendements. » L’obstruction parlementaire, une vieille pratique, Sylvain Mouillard, Libération, 29 janvier 2013 – « Le sénateur républicain Rand Paul a réussi à parler pendant 12 heures et 52 minutes à la suite et obtenu en contrepartie… une réponse de trois lignes. Le parlementaire américain s’est livré, mercredi 6 mars, à un bel exemple de la version américaine de l’obstruction parlementaire, appelée filibuster: cela consiste à prendre la parole et à ne plus la lâcher, pour débattre d’une proposition de loi ou bien d’une nomination effectuée par le président. », Cécile Dehesdin, Slate, 9 mars 2013

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