Franck Gintrand

Publié le :

  • 4 juin 2015

Ce qu’il faut savoir. Sujet tabou s’il en est, la maladie grave nécessite pour le dirigeant d’anticiper une éventuelle absence, le temps d’une hospitalisation et d’une convalescence. Les élus et collaborateurs proches sont chargés d’expédier les affaires courantes comme si de rien n’était. Mais les coups d’Etat ne sont pas à exclure, y compris pendant une absence de courte durée. D’où l’importance de communiquer sur sa maladie… et son retour.

Voir aussi : Stress, Santé

Citation. « Ce qui distingue les hommes de pouvoir du vulgum pecus, c’est qu’ils souffrent en silence. Leurs douleurs ne peuvent pas et ne doivent pas paraître en public ». – Ces fous qui nous gouvernent, Pascal de Sutter

Exemples célèbres. Frappé par une hémorragie digestive massive, la survie de Franco est assurée deux semaines d’affilée par des transfusions sanguines à répétition, ses partisans voulant le laisser en vie pour assurer la réélection d’un franquiste à la présidence du Congrès – Même scénario avec Tito. Suite à l’amputation de la jambe gauche, des complications plongent le dictateur dans un coma certainement dépassé. L’agonie durera cent treize jours. – Kennedy souffre de la maladie d’Addison, c’est-à-dire une atrophie des glandes surrénales, sans lesquelles la vie n’est pas possible. Il ne doit sa survie qu’à la cortisone mais sa maladie restera secrète jusqu’à son assassinat. – Souffrant d’une dépression nerveuse sans altération intellectuelle, Paul Deschanel prend la décision, sur l’avis très pressant de ses médecins, d’adresser aux Chambres son message de démission.

 

Revenir à la rubrique :