Goûts musicaux

Franck Gintrand

Publié le :

  • 1 juin 2015

Histoire : Platon, le premier, exprime l’exigence de maîtriser la musique et de la mettre au service du courage et de la vertu en en excluant les effets nostalgiques et amollissants.

Ce qui est essentiel. Si l’instrumentalisation de la musique par la politique relève des régimes totalitaires et des moments guerriers ou patriotiques, on ne peut sousestimer le pouvoir de la musique, sa capacité à mobiliser et transcender les foules, notamment lors des rencontres sportives ou des meetings électoraux. 

Conseil. A l’exception des hymnes nationaux, le pouvoir et la musique ne font pas bon ménage. Trop ancien régime s’il s’agit de musique classique. Trop ridicule s’il s’agit de la musique du moment. Mais dans ce domaine, comme dans d’autres, Il peut y avoir des exceptions publiques et des passions secrètes…

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Citations : « J’ai ajouté dans la même Planche le célèbre Rans-des-Vaches, cet Air si chéri des Suisses qu’il fut défendu sous peine de mort de le jouer dans leurs Troupes, parce qu’il faisoit fondre en larmes, déserter ou mourir ceux qui l’entendoient, tant il excitoit en eux l’ardent desir de revoir leur pays. », Jean-Jacques Rousseau

Au sujet des hymnesL’Ode à la joie est devenue l’hymne de l’Union européenne dans une version officielle faite en 1972 pour le Conseil de l’Europe par Herbert von Karajan. Du point de vue légal, c’est donc une oeuvre de Karajan, ancien membre du parti nazi.

A lire

Musique et politique : le langage musical entre expressivité et vérité, Jean-Marie Donegani

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