La vie selon Agatha Christie

Franck Gintrand

Publié le :

  • 20 février 2015

Chez Agatha Christie, tout le monde ment non par volonté de nuire ou par lâcheté mais avant tout par volonté de faire société et de se présenter sous son meilleur jour. Par le biais du langage, on dissimule ses faiblesses, l’envie, la jalousie, la paresse. On exagère ses passions ou on les dissimule. Par amour de soi, on se prend au jeu et, par amour de l’image, on s’y laisse prendre, on s’abuse autant qu’on est abusé. Aucune vérité ne se cache derrière les apparences, car dans la société nouvelle du XIXe siècle les apparences sont la seule vérité qui compte. La jeunesse et la beauté, la célébrité et l’argent y sont les valeurs dominantes. Elles se montrent et s’étalent au grand jour.

L’avenir est à ceux qui, usant des apparences, enfreignent l’ordre établi et saisissent leur chance au bon moment. C’est la nature humaine que de redouter l’ennui et d’aspirer au changement. Depuis la nuit des temps, les hommes trompent les femmes qui exploitent en retour la faiblesse des hommes. Mais quelques-uns prennent plus de risques que les autres. L’habileté, la brutalité et l’absence de scrupules qu’on leur prête séduisent et impressionnent. Il n’y a que les bonnes âmes attachées aux principes et à l’ordre ancien qui puissent en être choquées. Mais ces âmes-là ne participent pas, ou si peu, au jeu social.

Le bonheur est lui aussi une illusion. Il n’est jamais aussi fort que dans la nostalgie, la prise de conscience que les bons moments sont passés. Pour le reste, le bonheur n’est qu’une image trompeuse. Dans cette société de l’apparence, le mal n’a rien à voir avec le péché. Le mal ne s’exprime plus que dans le meurtre, le défi à Dieu. Il n’a rien à voir avec l’irrationalité mais participe au contraire d’une logique implacable lié à l’obsession, à l’assurance d’être dans son bon droit, à la jouissance de sa toute puissance.

DEUX VALEURS CARDINALES

le travail : « Pour les hommes, pour les femmes, pour tout le monde, il n’y a rien de tel que le travail. Le seul péché qu’on ne saurait absoudre, c’est l’oisiveté! »

la morale : « Une conscience pure, c’est tout ce dont on a besoin dans la vie. Avec ça, on peut affronter le monde et envoyer au diable tous ceux qui se mettent en travers de votre route. »

DE LA NECESSITE DU COURAGE DANS UN MONDE IMPITOYABLE

sur le pessimisme : « Il faut toujours envisager le pire. Cela calme les nerfs. »

sur la société moderne : « Le monde, répondit lentement Poirot, devient un endroit fort inhospitalier – excepté pour ceux qui sont du côté du manche. »

sur la chance : « Il est dans le affaires de ce monde, un flux qui, pris à l’instant propice, nous conduit à la fortune. Si on le laisse échapper, tout le voyage de la vie ne saurait être que vanités et misères. Nous voguons à présent sur une mer semblable : Il nous faut saisir le flot quand il nous est favorable ou perdre notre vaisseau… »

sur la politique : « Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. »

sur la jeunesse : « La jeunesse est brutale, elle possède une force redoutable, elle est toute-puissante. Et elle est… oui, elle est cruelle ! Oui, mais elle est aussi cela, la jeunesse : elle est vulnérable. »

sur le mensonge : « C’était sa manière de lutter dans la vie, de mentir comme on respire. Arme d’enfant dont elle se servait encore. »

sur la dureté de la vie : « On ne résout pas les problèmes de la vie à coups de belles maximes, m’a t-il rétorqué. Le monde est rouge sang, ne l’oublie pas. »; « On doit avoir le courage de regarder les choses en face. Sans ce courage, la vie n’a pas de sens. Les gens qui nous font le plus de mal sont ceux qui veulent nous protéger de la réalité. »; « L’homme est ainsi fait qu’il a le goût du drame. »

sur les relations personnelles : « Je n’aime que les gens qui réussissent. D’ailleurs c’est vrai de presque tout le monde, sauf qu’il n’en est pas beaucoup qui soient prêts à l’admettre. Ils te diront que, décidément, il n’est plus possible de fréquenter Mary, ou Emily, ou Pamela. « Ses malheurs l’ont rendu si amère, si bizarre, la pauvre chérie »

– « Peu à peu cependant,  la vérité se fit jour. Basil Blake n’était pas une vedette de cinéma – pas même un acteur. Rien qu’un petit technicien de second ordre qui s’enorgueillissait d’apparaitre en quinzième position au générique parmi les décorateurs des Studios Lemville, siège de la British New Era Films. La gent féminine du village se désintéressa de lui, tandis que son style de vie lui attirait les foudres du clan tout puissant des vieilles filles »

sur le courage : « Un peu plus tôt, un peu plus tard, le moment arrive toujours où le plus impérieux de vos devoirs est de savoir vous imposer. »

sur l’argent : « Les hommes ne pensent qu’à l’argent, conclut Mrs Samuelson en caressant son bracelet de diamants de ses doigts chargés de bagues. »

sur l’argent : « Pour la majorité des gens riches, amasser de l’argent suffit. Mais pour quoi ? Se posent-ils jamais cette question? Ils ne savent pas. »

sur le mensonge : « La méfiance est de rigueur dès que vous découvrez que les gens ne vous disent pas la stricte vérité. »

sur l’argent : « -Ah, l’argent! Qu’on en ait ou qu’on en manque; c’est toujours lui la cause du mal. »; « Chaque homme a son prix, et c’est ce prix qui fait pencher la balance. »

« On ne revient jamais en arrière (…) La vie est une rue à sens unique »; « »le Five o’clock » est aussi mort que le dodo de l’île Maurice »

sur le bonheur : « On ne prend conscience des moments importants dans la vie que lorsqu’il est trop tard. »

« il est bien trop lâche pour s’être mouillé dans une affaire vraiment sale ».

PUISSANCE DE L’IMAGINATION

sur le cinéma : « il y avait aussi le cinéma où j’allais chaque semaine voir un nouvel épisode des Aventures de Pamela . C’était une fascinante jeune femme. Elle avait un cran époustouflant. Elle sautait d’avion, explorait les mers en sous-marin, escaladait les gratte-ciel ou hantait les bas-fonds sans qu’un cheveu se déplace sur sa tête. Elle n’était pas vraiment futée, puisqu’elle retombait continuellement entre les griffes du Roi de la pègre; mais comme apparemment celui-ci répugnait à lui défoncer carrément le crâne, et la condamnait à périr asphyxiée. »

sur le jeu : « – Alors Irlandais et joueur, hein ? – Fichtre oui. Que serait la vie sans le jeu ? – Paisible et barbante, répondit l’inspecteur-chef Davy. Comme la mienne. »

sur les relations hommes – femmes : « Il leur manque le mystère! Je suis peut être de la vieille école, parce que je suis vieux, mais de mon temps, c’était autre chose! Une cheville aperçue dans le bouillonnement d’une jupe, le galbe aimable d’une cuisse deviné sous la robe, un genou entrevu dans le froufrou de dessous enrubannés… »;

« C’est bien ce que je dit, fit Poirot. C’est lamentable – Lamentable ? Mme Gardener était choquée, Mais Poirot demeurait imperturbable. « Mais oui, lamentable! Vous avez tué le mystère, vous avez tué le romanesque. » »

TOUJOURS SE MEFIER DES APPARENCES

sur les gens : « On se fait une idée sur des gens et par la suite, on découvre qu’ils ne sont pas du tout comme on les imaginait »

sur la psychologie masculine : « les hommes les plus doux sont toujours les plus obstinés. »;

sur le couple : « Je me souviens d’avoir rencontré un jour un couple charmant. Ils étaient si courtois, si attentionnés l’un envers l’autre et paraissaient s’entendre si bien après des années de mariage que j’ai envié cette femme. J’aurais volontiers pris sa place. Et puis j’ai appris que, dans l’intimité, ils ne s’adressaient plus la parole depuis onze ans. »

sur les villages : « Mais qu’est-ce que ce patelin ? Sous ses faux airs de paradis terrestre, le venin y suinte de partout ! »;

sur les méchants : « les vrais méchants ne font pas étalage de leur méchanceté. Ils la tiennent cachée, au contraire. »

sur la psychose : « Vous pensez à une malheureuse créature qui aurait l’écume aux lèvres et les yeux exorbités. Une psychose ne se manifeste pas de cette façon-là. Quelques-uns des fous criminels les plus dangereux de l’histoire avaient l’air aussi sains que vous et moi. Ils sont généralement la proie d’une obsession, d’une idée fixe qui s’empare de leur esprit et le déforme peu à peu. »; « Un dément doit toujours être pris au sérieux, mon ami, car c’est un personnage très dangereux »; « Une logique implacable constitue l’une des caractéristiques de la démence aiguë. Un homme peut se croire désigné par Dieu pour supprimer les médecins, les prêtes, les vieilles femmes qui tiennent des bureaux de tabac… et il y a toujours, sous-jacente, une logique parfaitement cohérente. »; « (…) cela lui imposait une tension permanente, comme c’est toujours le cas lorsqu’on joue un rôle de composition. Et, par dessous ce vernis, sa névrose a empiré. »

– sur le temps qui passe : « Une phrase française lui revint à l’esprit : Plus ça change, plus c’est la même chose. Elle inversa les mots : Plus c’est la même chose, plus ça change. »

– sur le langage : «  « Le langage, m’a dit un jour un vieux Français fort sage, a été inventé par l’homme pour l’empêcher de penser. C’est aussi un moyen infaillible de découvrir ce qu’il cherche à cacher. L’être humain, Hastings, ne sait résister au plaisir de parler de lui, d’exprimer sa personnalité et la conversation lui en offre une occasion unique. »; « « Les mots, mademoiselle, ne sont jamais que l’enveloppe des idées. » »; »Il y a entre le dit et l’écrit un abîme sans fond. » »

sur les assassins : « Chaque assassin est le vieil ami de quelqu’un. »

sur les voleurs : « les voleurs, il y en a deux sortes. Il y a ceux qui cèdent à une tentation violente et soudaine (…) et puis il y a les autres, ceux qui s’emparent de ce qui ne leur appartient pas comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. »; – Eh bien, je ne serais pas du tout étonné si la voleuse, c’était elle. – Elle avait l’air d’avoir la frousse ? – Non, elle avait l’air arrogant ! »

sur les aveux : « Mon très cher ami, je connais la nature humaine, et je puis vous dire que, devant la perspective de passer aux assises pour meurtre, le plus innocent des êtres peut perdre la tête et se livrer à toutes sortes d’absurdités. »

sur les mariages de guerre : Ces mariages  à la va-vite… ces mariages de guerre. On ne sait rien l’un de l’autre (…) Il arrive parfois qu’il s’écoule un an ou deux avant qu’elle ne découvre que son héros est en réalité un employé de banque, déjà marié et père de famille, qui a filé avec la caisse, ou bien encore un déserteur.

sur les beaux parleurs : « les gens qui parlent le plus, Renisenb, ne sont pas ceux qui agissent le plus ! »

sur le suicide : « Ceux qui parlent sans cesse d’en finir n’ont pas la moindre intention d’en arriver là. »

sur le mensonge : « C’est dans la nature humaine de ne vouloir montrer que le meilleur de soi. »

–  sur la vieillesse: « C’est une erreur grossière que de croire qu’un homme affaibli physiquement est, du même fait, diminué intellectuellement. Il n’en est rien. La vieillesse affecte beaucoup moins le cerveau qu’on ne le pense généralement. »

VALEUR DE LA VIE, TRISTESSE DE LA VIEILLESSE, DELIVRANCE DE LA MORT

sur le suicide : « Pour chacun d’entre nous, il y a un moment où la mort semble meilleure que la vie, chère et jeune mademoiselle. Et puis cela passe, le chagrin et la douleur s’atténuent. »;  Juger que la vie n’est qu’une suite ininterrompue d’événements sans intérêt ne constitue pas un motif suffisant pour commettre un suicide.

sur la vieillesse : « Nous étions tous là des gens au crépuscule de la vie : têtes grises, coeur gris, rêves gris. Moi-même, j’étais triste et solitaire, et la femme qui me côtoyait, amère et désillusionnée. »; « À mon âge, on aime à revivre le passé. »

sur la mort : « On est mort, on ne se préoccupe plus de rien, on n’a plus de soucis. Les ennuis, c’est pour ceux qui restent, pour les parents qui se demandent s’ils porteront le deuil ou non et qui se disputent autour de l’héritage pour savoir à qui ira l’écritoire de la tante Selina! »

sur la mort : « On se figure toujours que la bombe est pour le voisin ! »

sur la vie, la mort : « En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort ! » (Au printemps de la vie, nous sommes déjà dans la mort); « Vis aujourd’hui, comme si c’était le dernier jour. Et fais des projets, comme si tu étais là pour l’éternité.”; « Elle, en tous cas, elle ne voulait pas mourir. Elle n’imaginait pas qu’elle puisse jamais avoir envie de mourir… La mort, c’était…pour les autres »; « Le délicieux soulagement qu’on éprouve à la pensée que tout est fini… qu’on va bientôt déposer le fardeau »; “C’est ça la paix…la vraie paix. Arriver au bout de sa route…ne pas avoir à continuer.”

LE COCON D’UNE MAISON

sur la maison : « Assis sous un cèdre, lord Windlesham admirait le gracieuses proportions de Wode Hall. Rien ne gâchait l’antique beauté. Nouveaux bâtiments et annexes étaient hors de vue derrière la maison. C’était un spectacle à la fois paisible et enchanteur, tout baigné par le soleil d’automne. »

sur les maisons « modernes » : « cette maison-là était l’essence même de la modernité. Pas de recoins sombres… pas

d’éventuelles portes dérobées… La lumière électrique inondait tout- tout était neuf, net et brillant. Rien à caché, rien de secret. Un lieu dépourvu de mystère. Et, paradoxalement, c’était ça le plus effrayant… »

sur le mobilier victorien : « Comme il devait faire bon vivre à l’époque victorienne ! Quel confort ! Regarde le mobilier dupremier étage, costaud, lourdaud et peut-être un peu trop orné, ça, d’accord… mais, oh, seigneur ! ce qu’on est divinement bien dedans…. »

sur la maison idéale : « Il n’y a pas que la bâtisse qui compte, voyez-vous. Il lui faut aussi un cadre. C’est tout aussi important (…) Elle est simple et très moderne, me semble-t-il, mais ne manque pas d’élégance et elle est lumineuse. Et quand on est à l’intérieur et qu’on regarde dehors, on voit le paysage… eh bien… autrement qu’on ne le voyait auparavant. »

SE MEFIER DE LA PASSION…

sur l’amour : « Les amoureux se combattent toujours. Parce qu’ils ne se comprennent pas. Et lorsqu’ils arrivent à se comprendre, ils ne s’aiment plus. »

sur l’amour : « – Vous avez été amoureuse de lui ? – De l’homme que je croyais voir en lui. »; « il est fidèle à l’image d’une gamine dont il était amoureux il y a des années. »

sur la jalousie : « On clame haut et fort, n’est-il pas vrai ? que le client a toujours raison. Eh bien, il en va de même pour les jaloux : si discutables que puissent être leurs motifs, ils ont quand même toujours raison. »

« Les meurtriers tuent plus souvent les gens qu’ils aiment que ceux qu’ils détestent, et cela parce que ce sont surtout ceux que nous aimons qui peuvent nous rendre la vie insupportable. »

ET DES SEDUCTEURS

sur la séductrice : « Arlena Stuart, de son nom de scène, est belle, trop belle à tel point qu’elle ne laisse personne indifférent : les femmes la détestent et les hommes sont fous d’elle, ce qui tombe bien car elle n’aime que la compagnie de ces derniers (…) Si victime il devait y avoir, ce ne pourrait être qu’elle : elle collectionne les amants, brise des mariages, papillonne d’un homme à l’autre sans se soucier des conséquences ou du mal qu’elle peut faire. Mais il y a une petite nuance à cet archétype : tout laisserait à penser que c’est elle qui exploite les hommes, or c’est l’inverse qui se produit ».

sur le séducteur : « C’était un de ces hommes sans scrupule qui se laissent d’ordinaire guider par leurs seuls instincts et que les femmes admirent trop souvent. »

sur les « jolis garçons » : Le même beau profil d’aigle, la même maigreur, la même dureté de prédateur et…oui, la même séduction virile (…) « Il est comme Harry Russel » se dit miss Marple qui, comme d’habitude, se référait à un prototype qu’elle exhumait du passé. « Incapable de jamais faire rien de propre. Et tout aussi incapable de jamais rien apporter de bon aux femmes qui l’ont fréquenté »“

« Je me suis toujours demandé pourquoi les hommes de la pire espèce sont souvent ceux qui plaisent aux femmes les plus sérieuses et les plus sympathiques. »

AH LA BEAUTE !

sur la beauté féminine : « La vie est bien difficile. Les hommes ne sont pas gentils avec vous si vous n’êtes pas jolie et les femmes ne sont pas gentilles avec vous si vous l’êtes. » – sur la beauté masculine : « Frisant la quarantaine, les tempes grisonnantes, c’était de loin le plus bel homme à bord »; « L’homme qui a abattu un grand nombre de lions jouit d’un injuste avantage sur les autres. »

sur la beauté : « Certains trouvent la beauté où d’autres ne l’aperçoivent pas. »

FEMMES : SI FRIVOLES….

sur la psychologie féminine : « si vous voulez qu’une nouvelle soit diffusée confiez-là à une femme »; « les filles sont parfois un peu folles »; « les jeunes filles ont romanesques (…) Elles adorent les mystères et autres fariboles de ce genre »

sur les femmes : « Une trop grande sécurité répugne à la nature humaine. C’est pourquoi les hommes recherchent le danger de diverses manières ; les femmes, elles, en sont réduites à le chercher dans les aventures sexuelles, laissant parfois passer sans le voir le brave garçon qui ferait un excellent mari. »

« Le bonheur, pour ces femmes-là, c’est toutes sortes de petites choses, enfilées comme les perles d’un collier. »

sur les mères : “Les mères étaient devenues incapables de protéger leurs filles de liaisons idiotes, de grosses illégitimes, de mariages précoces et malheureux .”

sur les mères : « Toutes les mères  (…) savent tout de leur fils. Et je crois que tous les fils sont génés par rapport à ça. »

… MAIS SI FORTES

sur les aventurières : « Une aventurière qui se respecte ne peut être à cheval sur les principes. »

sur les femmes : « Les femmes observent, sans s’en rendre compte, mille détails que leur subconscient coordonne. Elles appellent ensuite intuition le résultats de déductions qu’elles ignorent elles-mêmes.  »

« Les femmes, à force d’expériences, finissent, quand elles ne le savent pas de naissance, par découvrir l’art de tirer parti des faiblesses des hommes. »

HOMMES : SI VANITEUX…

sur la psychologie masculine : « Il ne faut jamais craindre de dire aux hommes leurs quatre vérités : ils sont tellement vaniteux qu’ils ne vous croient jamais, si le portrait n’est pas flatteur. »

… ET SI FAIBLES

sur le fair play : « je peux te dire la raison pour laquelle Neville n’a jamais eu l’étoffe d’une véritable champion. Il est trop bon perdant. »

sur les hommes : « … donner des coups de canif au contrat, ajouta miss Marple, caustique, c’est évidemment beaucoup plus facile pour les messieurs. »

« Les hommes, qu’est-ce que c’est ?… Ils sont nécessaires pour engendrer les enfants, un point c’est tout ! La force d’une race est dans ses femmes. »

–  Sur les hommes d’un certain âge : « Ou bien ils sont mariés à des blondes aux jambes interminables qui les trompent du matin au soir avec des godelureaux, ou alors ils sont affublés de créatures hideuses et geignardes, qui ne cessent de leur répéter leurs quatre vérités. »

– sur le meurtre : « le meurtre (…) – c’est comment dire? – un défi à Dieu. »

– sur le mal : « J’ai souvent cherché à retrouver la prodigieuse sensation de triomphe que j’avais éprouvée tandis que mes doigts se refermaient autour de son cou. »; « La peur la tenaillait. Une peur qui me procura une jouissance folle et me fit serrer plus fort mes mains autour de son cou. »

« Les gens qui en veulent à la terre entière sont toujours dangereux. Ils semblent croire que la vie a une dette envers eux. »

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